Croquis15d

ANALYSE : "Croquis 15d"

Ce croquis reprend donc la disposition du précédent. Seul écart notable : le petit trapèze fictif et les quatre blocs qui le supportent sont cette fois totalement inclus à l’intérieur du grand trapèze fictif. Cette modification, apparemment mineure, a pourtant des répercussions essentielles sur les relations spatiales. Alors que le dessin précédent présentait un empilement continu et alterné des blocs et des trapèzes, nous retrouvons avec ce croquis l’incertitude spatiale de la Vache qui rit. Lorsque nous fixons notre attention sur les angles du grand trapèze, les formes qui y sont incluses semblent soulevées dans les airs. En revanche, lorsque nous nous attardons sur les petits blocs, ceux-ci paraissent posés au sol. Enfin, à essayer d’appréhender l’ensemble, j’ai le sentiment que les petits blocs reposent presque au sol, à l’intérieur du rectangle formé par les quatre grands volumes, tandis que le petit trapèze plane légèrement au-dessus du grand, bien que les blocs qui le soutiennent soient plus petits.

Comme avec la Vache qui rit, tout semble donc dépendre de l’attention que nous portons tantôt aux blocs dessinés, tantôt aux trapèzes immatériels. Et, lorsque nous essayons de voir l’ensemble de la figure, des relations spatiales contradictoires viennent se mêler, formant une vision composite qui, en essayant de ménager la chèvre et le chou, créent les strates intermédiaires du ni tout à fait au sol, ni tout à fait au-dessus.

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