Croquis17a

ANALYSE : "Croquis 17a"

Une nouvelle thématique débute avec cette page : une forme fictive peut-elle traverser ou transpercer une forme dessinée ? Ce premier croquis montre une bande fictive en forme de trapèze qui essaye de relier la grande colonne située à droite à la petite colonne incluse dans un rectangle fictif dressé à la verticale. Autant que je m’en souvienne, cette disposition devait évoquer une projection cinématographique. Tandis que la bande fictive évoque le trajet et l’immatérialité de la projection lumineuse, le rectangle joue le rôle de l’écran lumineux qui supporte la fiction d’un monde tridimensionnel.

À accepter cette interprétation, il nous est maintenant plus facile de voir la projection fictive traverser l’écran fictif. La pointe du trapèze s’enfonce dans l’espace du rectangle fictif pour atteindre la petite colonne qui y est incluse. Seule ombre au tableau, le trapèze semble plutôt se diriger dans le sens contraire, vers le grand parallélipède. Mais, si nous avons bien là une incertitude quant à l’orientation de cette forme, celle-ci n’a en fait rien à voir avec les fictives. En effet, tandis que les bords longitudinaux du trapèze évoquent des fuyantes qui s’éloignent vers la gauche, son interprétation comme projection lumineuse nous incite à diriger sa surface, au rayonnement divergent, vers la droite.

Malgré tout ce qui vient d’être dit, le trapèze fictif semble parfois s’arrêter au rectangle. Cette vision apparaît lorsque la face avant du petit parallélipède colle à la surface du rectangle. Pour cette raison, une deuxième version de ce croquis a été réalisée, qui devrait lever cette ambiguïté.

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