Croquis18a

ANALYSE : "Croquis 18a"

Ce croquis ne fait pas partie des traversées précédentes. Nous retrouvons là une problématique antérieure : un conflit des dispositions spatiales. Si vous cachez de la main la partie inférieure de l’image, vous aurez en effet le sentiment qu’un trapèze horizontal est posé au sommet de quatre blocs disposés en rectangle. Mais, à cacher ensuite la partie supérieure, vous serez bien obligé d’admettre que ces quatre volumes, soi-disant distants, étaient en fait alignés le long d’une même horizontale.

Cette situation, qui pourrait paraître impossible, peut être dénouée de plusieurs manières. Vous pouvez tout d’abord supposer que le sommet du trapèze, vu en contre-plongée, s’élance vers nous à partir de sa base conjointe aux deux blocs médians. Une deuxième solution, tout aussi difficile à visualiser, existe : le trapèze, fixé au sommet des deux grands blocs, s’élancerait vers nous à l’horizontale, en se contentant de survoler les petits parallélipèdes. Une troisième solution, encore plus délicate à mettre en oeuvre, peut être enfin proposée. Pour cela, nous devons supposer que ce n’est plus le contact entre le trapèze et les blocs qui est rompu, mais celui qui unit les blocs au sol. Ainsi, les deux petits parallélipèdes seraient suspendus dans les airs, fixés au trapèze, lui-même fixé au sommet des deux grands volumes. À suivre cette interprétation, l’alignement continu de la base des quatre volumes résulterait d’une coïncidence : la confusion visuelle de la ligne de base des deux grands blocs posés au sol avec la ligne de base des deux petits blocs suspendus dans les airs!

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