Croquis24b

ANALYSE : "Croquis 24b"

Avec ce croquis, la situation se complique. À la différence du croquis précédent, les bandes fictives gardent une orientation constante pour, selon notre vision des choses, s’étager en hauteur ou fuir dans la profondeur. Cette disposition ambiguë s’explique par les alignements des coins des bandes fictives.En s’alignant le long d’une verticale, les coins gauches nous induisent à voir les parallélogrammes flotter les uns au-dessus des autres. En revanche, en s’alignant sur une oblique, les coins droits donne un air d’escalier à ces formes fictives (en fait, il ne manque que les contre-marches pour avoir un escalier complet). Mais qui pourrait emprunter cet escalier, censé nous conduire au sommet des volumes ? Aucune de ces bandes fictives ne pourrait porter nos pas, et quand bien même se réaliserait le miracle de la solidification des surfaces fictives, comment pourrions nous emprunter cette architecture, qui devenue réelle, n’en resterait pas moins impossible ? Nous aurions à choisir entre les marches de la partie droite et les étagères de la partie gauche qui se rejoignent dans un entre-deux d’incohérence qu’aucun architecte ne pourrait dessiner.

La solution la plus raisonnable consiste à rester dans l’image. Considérons ainsi que nous avons trois parallélogrammes posés sur un plan horizontal fuyant, qui, en allant rejoindre le sommet des deux blocs, opèrent un léger retrait à droite à chaque saut de bande.

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